Crise d’asthme : les gestes à suivre étape par étape
Une crise d’asthme correspond à une aggravation brutale de la gêne respiratoire. Les bronches se resserrent et peuvent produire davantage de mucus, ce qui entraîne souvent une respiration sifflante, une toux, une oppression dans la poitrine ou des difficultés à parler. Savoir quoi faire rapidement permet de limiter l’angoisse et de réagir de façon organisée.
Reconnaître une crise d’asthme
Les symptômes peuvent apparaître progressivement ou en quelques minutes, après une exposition à un allergène, une infection respiratoire, un effort, de la fumée, un air froid ou un facteur irritant. La personne peut avoir du mal à expirer, parler par phrases complètes ou rester allongée. Chez l’enfant, on peut aussi observer un creusement entre les côtes, un battement des ailes du nez ou une grande agitation.
Chaque crise est différente. Si le diagnostic d’asthme n’a jamais été posé, une première gêne respiratoire doit être évaluée par un professionnel : d’autres problèmes, parfois urgents, peuvent provoquer des symptômes proches.
Les gestes à suivre étape par étape
1. Garder son calme et installer la personne
Asseyez-vous ou aidez la personne à s’asseoir, légèrement penchée vers l’avant, les bras reposant sur une table ou sur les cuisses. Desserrez les vêtements qui gênent la respiration et éloignez-vous de la fumée, de la poussière ou de l’allergène identifié. Évitez de l’allonger à plat, car cette position peut accentuer l’inconfort.
2. Utiliser le traitement de secours prescrit
La personne doit prendre son inhalateur de secours conformément à son plan d’action écrit ou aux consignes de son médecin. Il s’agit fréquemment d’un bronchodilatateur à action rapide, mais le médicament et la dose dépendent de la situation individuelle. N’utilisez pas le traitement d’une autre personne et ne dépassez pas la dose recommandée sans avis médical.
Avec un aérosol-doseur, une chambre d’inhalation peut faciliter la prise, notamment chez l’enfant. Si la technique est connue, inspirez au moment indiqué et attendez entre les bouffées selon la prescription. En cas de doute, privilégiez les instructions figurant sur l’ordonnance ou le dispositif.
3. Observer l’évolution pendant quelques minutes
Restez auprès de la personne et vérifiez régulièrement sa respiration, sa capacité à parler et son état de conscience. Notez l’heure de début des symptômes, le traitement utilisé et la réponse obtenue. Ces informations seront utiles aux secours ou au médecin.
Ne forcez pas la personne à boire, à marcher ou à respirer dans un sac. Les remèdes improvisés et les médicaments non prescrits peuvent retarder la prise en charge ou aggraver la situation.
4. Appeler les secours si la crise est sévère ou persiste
Composez le 15 (Samu) ou le 112 si la gêne est importante, si les symptômes s’aggravent ou si le traitement de secours n’agit pas suffisamment. Appelez également en cas de lèvres ou de doigts bleutés, de somnolence, de confusion, de difficulté à marcher, d’épuisement marqué ou d’impossibilité à parler normalement.
Décrivez clairement la situation : âge, symptômes, antécédents d’asthme, médicaments pris et adresse précise. Suivez les instructions du régulateur et ne raccrochez pas avant qu’il vous y autorise.
5. En attendant les secours
Maintenez une position assise confortable, rassurez la personne et préparez son ordonnance, son inhalateur et ses informations médicales. Ne la laissez pas seule. Si elle perd connaissance et ne respire pas normalement, appelez ou faites appeler les secours et commencez les gestes de réanimation si vous êtes formé, en suivant les consignes téléphoniques.
Après la crise : ne pas négliger le suivi
Une amélioration ne signifie pas toujours que l’épisode est terminé. Une consultation est recommandée après une crise inhabituelle, intense, répétée ou ayant nécessité l’intervention des secours. Le médecin pourra rechercher un facteur déclenchant, vérifier la technique d’inhalation et adapter le traitement de fond si nécessaire.
Un plan d’action personnalisé précise généralement les symptômes à surveiller, les médicaments à prendre et le moment où demander de l’aide. Il doit être connu de l’entourage, de l’école ou du lieu de travail lorsque cela est pertinent. Découvrez tous nos services sur notre page d’accueil pour mieux comprendre les symptômes et les démarches de prévention.
La préparation d’une activité physique mérite aussi une attention particulière chez les personnes asthmatiques : échauffement progressif, traitement préventif uniquement s’il a été prescrit et adaptation de l’intensité sont essentiels. Le choix du matériel de préparation physique ne remplace jamais un avis médical ni un plan de prise en charge personnalisé.
Prévenir les prochaines crises
- Respecter le traitement de fond prescrit, même en l’absence de symptômes.
- Apprendre à reconnaître les signes annonciateurs et vérifier régulièrement la technique d’inhalation.
- Limiter l’exposition au tabac, aux fumées, aux irritants et aux allergènes connus.
- Conserver le traitement de secours accessible et surveiller sa date de péremption.
- Demander un avis médical si les symptômes deviennent plus fréquents, réveillent la nuit ou gênent les activités quotidiennes.
Information importante : cet article est pédagogique et ne remplace ni une consultation, ni une ordonnance, ni les consignes d’un professionnel de santé. En cas de doute ou de détresse respiratoire, contactez sans attendre les services d’urgence.